Collégiale Saint-Georges-et-Sainte-Ode d'Amay

place Sainte-Ode
4540 Amay

Collégiale Saint-Georges-et-Sainte-Ode d'Amay

place Sainte-Ode 4540 Amay

La collégiale Saint-Georges-et-Sainte-Ode est une église du XIe siècle, réaménagée et agrandie au XVIe sièclequi se trouve à Amay, en bord de Meuse, dans la province de Liège (Belgique). Elle est classée au Patrimoine majeur de Wallonie.

Tel que visible actuellement, l'édifice est un assemblage de constructions et de restaurations étalées à travers les siècles.

Des fouilles archéologiques sous l'église ont dégagé les fondations d'une construction gallo-romaine - et en particulier une partie de son hypocauste -, les fondations d'une église antérieure remontant à l'époque mérovingienne peut-être fondée par Chrodoara.

La tradition situe la construction de l'édifice actuel sous l'évêque de Liège, Henri Ier de Verdun en 1089. La nefsemble dater du XIe siècle. La construction de la tour centrale à l'avant date de 1525. Cette construction entame la lente évolution des volumes de l'édifice. En 1674, elle est renforcée pour accueillir le nouveau beffroi et ses cloches. Entre 1772 et 1774, des porches sont insérés latéralement dans la base des tours. En 1774, l'horloge est placée dans la tour sud.

Étienne Colin écrit :

« La diversité des volumes de l'ancienne collégiale Saint-Georges et Sainte-Ode reflète la variété des mentalités qui ont prévalu à Amay. Ainsi, la simplicité rationnelle et la rudesse des volumes médiévaux ont lentement concédé aux idées nouvelles. L'inversion du rythme de la façade, le changement de support et de leur liaison, le placement d'une voûte, des ouvertures, l'agrandissement et l'ampleur des nouveaux volumes ont progressivement créé une harmonie générale qui caractérise l'édifice d'aujourd'hui. Cette homogénéité préservée de l'ensemble témoigne de la volonté des différents commanditaires de tenir compote, au-delà de leur prestige personnel, du sentiment et des moyens d'une communauté très attachée à son église1. »

Le mobilier et l'aménagement (confessionnaux, chaire de vérité, stalles,...) actuels de l'église ressortent du style baroque du XVIIIe siècle, à l'exception du chemin de croix contemporain.

En 1979, un sarcophage mérovingien a été dégagé de dessous l'autel de l'église. Il s'est avéré être celui de Chrodoara, vénérée sous le nom de sainte Ode à partir du XIe siècle. Le sarcophage est présenté plus longuement dans l'article consacré à Chrodoara, en tant que source essentielle pour établir sa biographie.


A cet endroit :

Le Concert de l'Hostel Dieu